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Communiqué de l'Association pour une Suisse en Sécurité (ASeS) à l'issue de sa conférence de presse

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Non à l’initiative sournoise contre la sécurité

Le comité interpartis „Non à l’initiative contre la sécurité“ a aujourd’hui lancé la campagne contre l’abrogation du service militaire obligatoire. Le comité rejette cette initiative trompeuse. Le principe de milice et l’obligation de servir sont des facteurs essentiels à la réussite de la Suisse. Cette initiative est non seulement une attaque envers le modèle suisse mais également une grave remise en cause du système sécuritaire de notre pays. En réalité, la suppression de l’obligation de servir est une nouvelle tentative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) d’affaiblir l’armée étape par étape afin de l’éloigner de la population pour finalement l’abolir intégralement.
 
Sous la direction du conseiller national Jakob Büchler, président de l’Association pour une Suisse en Sécurité, des représentants du PLR, PDC, UDC, PBD, Lega dei Ticinesi, de la Société Suisse des Officiers ainsi que de Mike Schmid, champion olympique de Skicross et militaire contractuel, ont exposé leurs positions face à l’initiative contre la sécurité lors d’une conférence de presse. Ils recommandent de rejeter l’initiative pour les raisons suivantes :
 
1. L’initiative porte atteinte au modèle de réussite suisse. Une armée de volontaires est totalement illusoire, elle n’existe nulle part dans le monde. Notre armée de milice permet que les meilleures « têtes », issues de toutes les couches de la société et de tous les secteurs professionnels, effectuent leur service. Une armée de volontaires aurait pour conséquence, pour la Suisse, de perdre un énorme potentiel qualitatif de ses soldats et cadres. En outre, une armée de volontaires serait trop petite pour effectuer ses obligations constitutionnelles, ce qui obligerait les partenaires civils à reprendre ses tâches, engendrant ainsi des coûts supplémentaires pour les cantons et les communes.
 
2. Sans l’obligation de servir, l’armée, la protection civile et le service civil ne fonctionneraient plus. Le système volontaire ne permettrait pas d’avoir le nombre suffisant de ressources humaines et attirerait des « rambos ». Il n’existe aucun pays dans le monde qui peut garantir sa sécurité par une armée de volontaires. La Suisse doit conserver le modèle de servir qui a fait ses preuves et ne doit pas servir de cobaye. Il en va ni plus ni moins de la sécurité nationale.
 
3. En cas de catastrophe, une milice de volontaires ne serait pas apte à assurer ses missions. Les interventions militaires doivent être dans l’intérêt de la société et ne doivent pas être dépendantes d’une participation volontaire. Une réintroduction de l’obligation de servir serait difficile et demanderait une nouvelle votation populaire. L’initiative s’attaque donc directement à la sécurité nationale.
 
4. L’obligation de servir ainsi que le principe de milice permettent à l’armée de s’adapter à ses besoins actuels et à la situation sécuritaire. Aujourd’hui il y a environ 4‘000 soldats en service (sans les écoles de recrues) le reste étant dans la vie civile. Si la situation sécuritaire devait se détériorer, les effectifs pourraient être rapidement augmentés.
 
5. L’armée professionnelle n’est pas une option réaliste pour un petit pays neutre comme la Suisse et ceci pour des questions de coûts, de masse critique, de potentiel de recrutement et de choix politique.
 
Derrière l’initiative contre la sécurité, se dressent le Groupe pour une Suisse sans armée et diverses organisations de gauche et pacifistes. Ils se battent, depuis de nombreuses années et en vain, pour une suppression de l’armée. Le but réel de l’initiative est explicitement la suppression de l’armée et ce même lorsque les initiants déclarent, pour des raisons purement tactiques, que l’initiative vise « seulement » une modification du modèle de défense

Dossier de presse

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