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Eichenberger : suite (et pas fin)

Dans 20 Minutes la polémique soulevée par le Prof. Eichenberger bat son plein. Les commentaires vont de l'incompréhension à l'approbation en passant par la dénonciation du cynisme de son auteur. Nous maintenons notre position "un peu émotionnelle" ("Prétendre que le service militaire est attractif car à la guerre il y a moins de soldats que de civils qui meurent, que les soldats seront mieux nourris, ... là c'est carrément du délire! Et accessoirement, c'est oublier que notre armée si elle est conçue in fine pour protéger les Suisses de la guerre, elle doit aussi pouvoir aider le Pays dans de multiples occasions. Est-ce que dans ce cas il faudra compenser la nourriture avec quelques Danone de plus pour s'assurer qu'un nombre suffisant de volontaires s'annoncent?").
 
Ce qui est intéressant cette fois, c'est le résultat du sondage online (voir ci-contre) qui accompagne cet article. On trouve fort heureusement une majorité qui pense qu'en cas de guerre notre armée serait insuffisante. C'est une grande nouvelle, car cela signifie tout simplement qu'une majorité de Suisses estime que le modèle d'armée qui découlerait des propositions du GSsA ne serait tout simplement pas en mesure de remplir sa mission constitutionnelle de base. Ouf!
 
Qu'il y ait 20% de personnes qui prétendent que cette armée de bouts de bois suffirait n'est pas surprenant. Ce qui l'est, c'est que hier le sondage RTS indiquait un taux de 35% qui accepterait l'initiative. Où sont les 15% manquant? Sont-ils uniquement les déçus ou ceux qui tentent malgré tout le "vote sanction"? ... que nous déconseillons vivement !
 
La partie inquiétante de ce sondage (tout de même 8330 personnes, ce qui n'est pas rien, même si cela reste douteux sur le plan scientifique), ce sont les 24% de citoyens qui pensent qu'il n'y aura de toute façon plus de guerre. Que nous le souhaitions tous est légitime. Y croire au point de baisser la garde, là c'est inquiétant et il y a donc un gros effort d'explication.

Si vis pacem, para bellum  - « Qui veut la paix prépare la guerre ».


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Forum GRIPEN le 8 novembre à Pully - Parlons vrai !

Mesdames, Messieurs, chers Sympathisants, Merci de lire notre dernier billet et de prendre connaissance de l'invitation ci-dessous pour notre prochaine assemblée générale mais surtout pour le forum GRIPEN qui suivra et qui aura 3 objectifs; il s'agira en effet : d'expliquer le sens et la nécessité d'une défense aérienne; de dire pourquoi le choix du Gripen est le bon pour la Suisse; de montrer comment fonctionnent les opérations aériennes de la Suisse et pourquoi notre flotte d'avions de combat doit être complétée. Nous serions heureux de vous recevoir à Pully le 8 novembre prochain. Venez nombreux. G. Vernez Président (Pour les détails et l'inscription, voir ci-dessous).

73.2% .... Incroyable ! Mais vrai !

MERCI Tout simplement renversant. Ce vote clair exprime la reconnaissance des Suisses à tous ceux qui, jour après jour, permettent à notre Pays de disposer, chaque fois que la situation l'exige des moyens nécessaires. Notre système de disponibilité échelonnée est donc plébiscité. Quel soulagement. Et à tous ceux qui se sont battus pour ce résultat et qui croient en ce beau Pays, Merci aussi à vous. Gérald Vernez Président CRDC

Reflets de la conférence de presse du 09.08.2013 pour le lancement de la campagne du NON à l'initiative du GSsA

Ce matin, c'était au tour du comité interpartis de lancer sa campagne.   Sur le podium ce matin (de droite à gauche): CN Jean-François Rime (Président de l'Union Suisse des Arts et Métiers, USAM et entrepreneur), Mike Schmid (sportif d'élite multi-médaillé ), CN Roberta Pantani, CN Jakob Büchler (Président de l'Association Suisse en Sécurité, ASeS), CN Corina Eichenberger, Brigadier Denis Froidevaux (Président de la Société Suisse des Officiers, SSO), CN Lorenz Hess. Résumé des interventions CN Jakob Büchler Le président de l'ASeS ouvre la séance et présente le comité interpartis en insistant sur les quelques 400'000 membres rassemblés désormais sous la bannière du NON au GSsA. Le Président insiste tout particulièrement sur la ligne d'argumentation des initiants. Même si certains tentent de convaincre qu'il ne cherchent pas à abolir l'armée, il doit être clair à l'esprit de chacun qu'il s'agit d'une simple tactique du salami qui doi...