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Le professeur Eichenberger remet le couvert avec les "Bürgerliche gegen Wehrpflicht" - une argumentation .... Vous avez dit faible?

Que nos fidèles lecteurs nous pardonnent, mais la coupe est pleine. Nous n'avons pas d'amertume pour nos amis utopistes antimilitaristes du GSsA, ... car ils ne savent pas. Mais de la part d'un professeur d'économie d'une de nos illustres universités, c'est déprimant. Rassurons-nous par une thérapie de groupe: c'est certainement le journaliste de NZZ-Online qui a rapporté les arguments présentés lors de la conférence de presse des Bürgerliche gegen Wehrpflicht qui n'a pas bien compris ....!
 
Voyons plutôt ce contenu :
  • M. Eichenberger se sent humilié par les arguments du NON à l'initiative. Pour lui la contrainte du service militaire serait épouvantablement "non libérale". A ce stade, une bonne définition du libéralisme ne gâcherait pas le débat ! Car malheureusement nous persistons à croire que ce professeur mélange outrageusement libéralisme et libertarisme.
  • «Garantiert» genug Freiwillige ! Tout ça basé sur un échantillon de 141 personnes au sein d'une même école? L'estomac de tous les scientifiques se retournent en entendant pareille plaisanterie. Même l'ignorant peut, en "googlisant" 5 minutes la question, apprendre ce qu'est un sondage, comment on choisit l'échantillon représentatif. Les chiffres avancés pourraient relever de la farce de potache, mais dès lors qu'il s'agit de la sécurité du Pays, nous trouvons que cette légèreté est irresponsable. On n'est pas en train de faire des paris sur le nom du prochain "royal baby", on discute de choses graves pour notre avenir.
  • Prétendre que le service militaire est attractif car à la guerre il y a moins de soldats que de civils qui meurent, que les soldats seront mieux nourris, ... là c'est carrément du délire! Et accessoirement, c'est oublier que notre armée si elle est conçue in fine pour protéger les Suisses de la guerre, elle doit aussi pouvoir aider le Pays dans de multiples occasions. Est-ce que dans ce cas il faudra compenser la nourriture avec quelques Danone de plus pour s'assurer qu'un nombre suffisant de volontaires s'annoncent?
  • Comme le rappelle l'article, il y a dans ce comité (fort d'une quinzaine de personnes selon nos sources; ça en fait du bruit 15 jeunes...!) des jeunes radicaux qui n'ont pas digéré d'avoir (de peu) perdu leur votation interne pour déterminer la consigne de vote de leur parti zurichois. Ces personnes comprennent-elles la différence entre "l'heure du débat" et "après la décision". Leur réaction démontre malheureusement qu'elles ont encore des progrès significatifs à réaliser avec les règles de la démocratie.
  • Et que dire des 50'000 militaires qui suffiraient largement (propos de la même conférence rapporté dans la Basler Zeitung online) pour protéger la Suisse. Parce que pour devenir professeur d'économie à l'université de Fribourg il faut aussi être expert en planification militaire? Après la remarque pointue, vient la question impertinente à notre expert du jour : a-t-il au moins lu l'étude de la Commission de milice du chef DDPS d'août 2012 sur "L'importance de l'armée pour la Suisse - Une analyse économique globale en termes d’utilité et de coûts" (version courte / version longue et en allemand) ? Car l'armée n'est de loin pas qu'un centre de coûts; elle est un acteur économique à part entière et génère aussi des profits.
Finalement, nous devrions avoir plus de respect et de compréhension pour le "Comité de soldats contre l'obligation de servir" qui, le même jour a invité à une conférence de presse pour manifester à quel point ses membres ont trouvé inutile leur temps de service. Car là se lève une vraie question: combien de jeunes, motivés et prêts à servir, a-t-on perdu en raison de fautes de commandement et d'erreurs diverses? Combien de dégâts sont imputables à l'immaturité de trop nombreux jeunes chefs issus du modèle Armée XXI? Là se trouve le véritable gâchis.
 
Mais, argument déjà développé sur ce site, quand le cendrier de la voiture est plein, on le vide. On ne jette pas la voiture. Alors à ces jeunes déçus, disons-leur "ne cassons pas le système, mais améliorons-le ensemble".

VEG




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