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Pour une discussion de haute qualité sur la politique de sécurité et de défense

Il n'est pas exclu qu'un jour nous devions décider d'envoyer nos enfants combattre un ennemi. Dans l'hypothèse qu'un tel jour puisse arriver, nous devons impérativement nous assurer que tout a été fait pour qu'il aient du succès. Et s'ils devaient tomber au champ honneur (car à la guerre on meurt encore), nous devons avoir la certitude que tout a été fait pour que cela n'arrive pas ou que seule une volonté plus grande est parvenue à les battre. Le seul sacrifice tolérable pour un père ou une mère, c'est celui qui arrive alors qu'on avait tout fait et que simplement la partie adverse était plus forte. Toute perte ou défaite dans d'autres circonstances est inadmissible. A la guerre il n'y a pas de deuxième.

En conséquence, au CRDC, nous voulons que les discussions au sujet de la politique de sécurité soient de la plus haute qualité et du plus grand degré de sérieux possible. Les invectives, les raccourcis, les dogmes, les à-peu-près n'ont pas leur place dans ce débat. C'est un domaine trop grave pour le traiter à la légère.

Quand un politicien de haut rang veut donc s'exprimer sur un sujet aussi important que la politique de sécurité et défense, nous avons le droit et le devoir d'exiger de lui qu'il le fasse avec tout le sérieux qui sied. S'il ne le fait pas ou qu'il ne se fait que le porte-parole servile de l'une ou l'autre partie, alors on doit le sanctionner lors de la prochaine élection.

Alors quand Monsieur Neirynck prétend sur son blog des choses inexactes dans le cadre de la discussion du Gripen, il convient de dénoncer cette coupable légèreté. Pour parler de politique de sécurité il n'est pas indispensable d'être bardé de diplôme ou forcément un haut gradé. Il faut surtout avoir une honnêteté intellectuelle à toute épreuve et se documenter. Avec Internet aujourd'hui, ne pas le faire n'est plus admissible. Une information suffisante en qualité et quantité est disponible pour qui veut bien la chercher.
Alors:
  • Non le Gripen n'est pas deux fois plus lent que le Rafale : leur vitesse maximale est de l'ordre de Mach 2 pour le Gripen et 1.8 pour le Rafale.Tout le calcul de M. Neirynck pour prétendre sur cette base que 4 Rafale valent 12 Gripen est donc faux.
  • Et tout cela est encore plus faux si on regarde les radars embarqués par ces deux appareils. Le Rafale embarque depuis 2013 le RBE2-AESA de Thales avec un angle de vision de 140 degrés. Le Gripen est prévu avec un radar AESA de Selex Galileo, avec un cône de plus de 200 degrés qui devrait permettre de faire 40% de mieux que son concurrent.
Conclusion ?

VEG

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